Commerce entre les provinces : l’Alberta au premier rang, le Québec dernier

jeudi, 14 novembre 2019

Alors que le Canada continue de négocier des ententes de libre-échange avec de nombreux pays, les provinces maintiennent en place des obstacles au commerce à l’intérieur même de nos frontières. L’IEDM a dressé la liste des meilleurs et des pires élèves en la matière, dans un classement des provinces canadiennes selon leur ouverture au commerce intérieur, lancé aujourd’hui.

Statistique Canada évalue que la myriade de barrières commerciales en vigueur au pays représente un tarif douanier de 6,9 % que les provinces s’imposent entre elles. Certains économistes estiment que l’abolition de ces barrières pourrait ajouter de 50 à 130 milliards $ au PIB du pays. Cela revient à un gain de 3500 à 9200 $ pour chaque ménage canadien, chaque année.

« Les entraves au commerce entre les provinces sont très difficiles à justifier à leur face même. C’est encore plus frappant lors que l’on ajoute à cela leur coût très élevé économiquement », fait valoir Mark Milke, analyste indépendant en politiques publiques.

L’indice de leadership en matière de commerce interprovincial développé par le Dr Milke classe les provinces en fonction du nombre d’exceptions à l’Accord de libre-échange canadien (ALEC) qu’elles ont mises en place. L’Alberta, qui en a le moins, fait figure de meneuse, alors que le Québec est dernier de classe.

« L’Alberta a récemment décidé d’éliminer de façon unilatérale la plupart de ses exceptions prévues à l’ALEC ce qui contribue fortement à sa première position. Il s’agit d’un exemple à suivre pour les autres provinces », estime Mark Milke.

La Colombie-Britannique et le Manitoba arrivent ex aequo au deuxième rang, ce dernier ayant aussi supprimé certaines de ses exceptions, tandis que la Saskatchewan obtient la quatrième place. Le peloton de queue est formé du Nouveau-Brunswick, du Yukon et du Québec.

« Plusieurs pistes de solution sont possibles : continuer de négocier et de supprimer des exceptions, avoir davantage recours au système de “passeport”, ou tout simplement agir de façon unilatérale, à l’instar de l’Alberta », estime le Dr Milke, qui rappelle que « ce n’est pas un jeu à somme nulle : toute élimination de ces obstacles enrichit la province qui agit »

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