Commémoration du 6 décembre à Polytechnique Montréal

jeudi, 28 novembre 2019

Commémoration du 6 décembre à Polytechnique Montréal

À l’approche du 6 décembre, jour de
commémoration du féminicide survenu il y a trente ans cette année, Polytechnique
Montréal convie la population à poser un geste symbolique et significatif en participant à
la Semaine de la rose blanche.
En créant la Semaine de la rose blanche en 2014, Polytechnique Montréal a souhaité
encourager l’éclosion de talents scientifiques et l’éveil d’intérêts pour les sciences, les
technologies et le génie chez des jeunes filles qui, autrement, n’auraient peut-être pas
été sensibilisées à l’attrait de ces disciplines. La campagne doit son nom au fait que les
roses blanches sont devenues au fil des ans le symbole des activités de commémoration
de Polytechnique.
La Semaine de la rose blanche permet d’offrir des roses blanches virtuelles à une
personne de son choix, grâce au site transactionnel roseblanche.org. Chaque achat de
roses constitue un don à Folie Technique, le camp scientifique de Polytechnique
Montréal. Grâce aux sommes recueillies, Folie Technique pourra offrir à des jeunes filles
issues de milieux moins aisés la possibilité de participer à des activités de sensibilisation
aux sciences.
Offrir des roses blanches pour faire fleurir l’avenir
Polytechnique Montréal invite les membres de sa communauté, ainsi que le grand public
et les entreprises, à envoyer à leurs proches ou à leurs clients des roses blanches
virtuelles. Ce geste fera plaisir tout en semant des graines pour l’avenir.
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• 1 rose (10 $) : permet de payer le transport d’une jeune fille pour se rendre au
camp de jour.
• 14 roses (50 $) : permettent d’acheter le matériel d’une expérience scientifique
pour un groupe « 100 % filles ».
• 25 roses (200 $) : permettent à une jeune fille de participer au camp estival
scientifique de Folie Technique.
Depuis sa création, la Semaine de la rose blanche a recueilli plus de 65 000 $, permettant
à près de 8 850 jeunes filles d’assister à des ateliers scientifiques en classe et de participer
au camp scientifique estival de Folie Technique. La demande excède toutefois largement
l’offre de cet organisme sans but lucratif. Populaires, les groupes « 100 % filles » peinent
à répondre aux nombreuses demandes d’inscription. Grâce à l’appui reçu, Folie technique
prévoit offrir sept groupes « 100 % filles » selon diverses thématiques à l’été 2020.
« Je suis très reconnaissance envers Folie Technique d’avoir offert à mes filles de
participer gratuitement au camp de jour. Non seulement celui-ci leur a fait découvrir
l’univers des sciences, mais il leur a aussi permis d’agrandir leur cercle d’amis et de
côtoyer des monitrices et des moniteurs positifs et motivés qui leur ont transmis leur
passion scientifique. Le fait d’être une fille ne devrait pas dicter les intérêts, et en ce sens,
le camp de Folie Technique prouve que tout le monde peut s’intéresser aux sciences et y
exceller. »
- Annie Savoie, étudiante en enseignement et maman de deux jeunes filles qui ont
participé au camp Folie Technique
Femmes et génie
Bien qu’elles représentent plus de la moitié de la population canadienne, les femmes sont
encore peu nombreuses à entreprendre une carrière en génie, alors qu’on y retrouve des
carrières stimulantes et des emplois bien rémunérés. Selon Ingénieurs Canada, moins de
13 % des ingénieurs en exercice titulaires d’un permis sont des femmes. En 1989, lors de
l’attentat, les femmes comptaient pour 17 % de la clientèle étudiante de Polytechnique.
À l’automne 2019, elles sont un peu plus de 28 % et elles atteignent ou dépassent la parité
dans certaines spécialités comme le génie biomédical et le génie chimique.

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